Bandolweb

Des prisons ou des hôpitaux ? Tribune libre par Jean Paul Jambon

Des prisons ou des hôpitaux ?


La situation de nos prisons et surtout celle des personnes incarcérées et des
personnels pénitentiaires devrait nous amener à de meilleures réflexions et
actions.
Environ 17000 détenus (25% de la population carcérale) relèvent de fait de la
psychiatrie plus ou moins lourde amenant les médecins et les autorités
pénitentiaires à considérer que leur présence en prison n’est surtout pas la
solution…..et pourtant rien n’est fait !
De nombreuses personnes issues de la rue et qui relèvent elles aussi de
structures adaptées à leur état psychique sont aussi, faute d’autres possibilités,
hébergées dans des centres d’accueil ou de réinsertion, laissant très souvent
les travailleurs sociaux dans de grandes difficultés…..et pourtant rien n’est fait !
De plus en plus, on constate aussi que des personnes, voir des familles,
habitant en logement social sont en grandes difficultés psychiques relevant de
la psychiatrie (troubles au voisinage, logements dégradés, non paiement des
loyers…) laissant les bailleurs et les diverses commissions de prévention
impuissantes…et pourtant rien n’est fait !
Alors que l’on nous rebat les oreilles concernant le besoin de 20000 places de
prisons, et que l’on nous répète que la psychiatrie est la grande malade et
oubliée des politiques publiques, ne devrait-on pas d’abord s’interroger et
surtout agir vis-à-vis du vrai besoin, c’est-à-dire non pas la construction de
prisons non adaptées à ces pathologies mais la construction d’hôpitaux ou de
structures pouvant (devant) accueillir ces malades et laisser les prisons à leur
destination originelle ?

Jean-Paul Jambon

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Une Commission de médiation Dalo schizophrène ? par Jean-Paul Jambon

Une Commission de médiation Dalo schizophrène ?

On pourrait le penser ! Le 23em rapport sur l’Etat du Logement en France de la Fondation Abbé Pierre , présenté à Toulon ce Vendredi 6 Avril a permis de porter la question du surpeuplement dans les logements ; Cette situation qui avait disparue quasiment, réapparaît depuis les années 2008 date de la crise .

La salle de l’Helice de la FOL était trop petite pour accueillir toutes les personnes voulant participer et le nombre d’inscriptions avait été limité à 120 personnes par sécurité .

Ce focus sur la sur-occupation permet de s’interroger sur les critères qui sont retenus ;

Au titre de l’insee il est reconnu que le besoin est d’avoir une pièce à vivre + une chambre pour les parents et une chambre par enfant s’ils sont adolescents et de sexe différent . C’est d’ailleurs cette disposition qui prévaut et qui est appliquée pour l’attribution d’un logement social.

Or le critère de sur-occupation auquel se réfère la commission de médiation est celui du code de la sécurité sociale lequel se réfère à des m2, soit 18 m2 pour un couple + 9m2 par personne supplémentaire, soit pour notre couple en référence (couple+ 2 ado) 36m2 soit un logement de type T2 .

La commission reconnaîtra le caractère de sur-occupation si le logement fait 35,5 m2 (des décisions en ce sens sont régulièrement prises)

Or dans ses décisions de valider le critère d’ une situation impliquant la reconnaissance PU (prioritaire et urgente) du demandeur, la commission préconise de fait et par obligation d’appliquer les critères des bailleurs sociaux et donc pour ce couple et ses 2 enfants un logement avec 3 chambres.

Pour 0,5m2 en plus ou en moins, cette même famille se retrouve soit à rester dans ses 36m2 ( un T2) soit d’accéder à un T4 .(66m2 mini)

La curiosité étant que des bailleurs sociaux sont membres de la commission de médiation et qu’ils doivent se trouver en sérieuses difficultés intellectuelles pour s’y retrouver entre leurs critères d’attribution et ceux du code de la sécurité sociale.

Vous avez dit schizophrénie ?

Il est grand temps que ce code qui d’ailleurs renvoie aux articles du code de la construction et de l’habitation (CCH) soit aboli et mis en conformité avec la réalité. Une bonne idée d’amendement à porter et à défendre par nos députés soucieux de leurs (ou non) électeurs en situation de mal logement, dans le cadre du projet de loi logement ELAN…..elan vers quoi ? !!

 

Jean-Paul Jambon Correspondant départemental Var Fondation Abbé Pierre

 

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Lulu Gainsbourg en concert au Casino de Bandol

Vendredi 15 juin 2018 à 20h30 au Casino de Bandol

Lulu Gainsbourg revient avec un troisième album cet automne. Pendant deux ans, il a écr
it et enregistré entre Paris, la Normandie et New York. Il a rencontré sa muse, Lilou, qui a écrit ses textes et l’a emmené vers un univers artistique léger aux sonorités 60s, 70s.

Lulu Gainsbourg nous offre son premier album personnel en français où il nous livre ses états d’âme et sa vision de l’amour sur les titres « Premiers pas », « Salade composées » ou « Je…

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Henri Baviera exposition

Exposition de l’artiste du 2 au 24 mars Galerie Ravaisou du mardi au vendredi 10h à 12h et de 16h à 18h, le samedi de 10h à 12h.

Vernissage le vendredi 2 mars à 18h00 – Galerie Ravaisou

« Volonté d’un humanisme dépassant l’anthropocentrisme…. »
Le travail que je poursuis depuis l’origine a toujours été, consciemment ou non, fondé sur une exploration du rapport entre l’humain et la Nature dans la totalité de sa réalité.
Après une première période technique (figurative), est venue celle de m’approcher de tous les aspects possibles du milieu vivant. C’est ce que j’ai tenté de faire en diverses phases depuis les années 55 jusqu’à aujourd’hui.
Cette quête m’entraine dans de multiples terrains d’approches : l’observation, l’analyse, le questionnement, l’interprétation, dans une remise en question permanente.
Mon but majeur étant de partir de points fondamentaux pour construire un rapport à l’art plus universel, indépendant de la culture de l’ère industrielle.
Réinventer plastiquement un rapprochement sensible de l’humain avec son milieu naturel.
Ces dernières années je tends à associer le monde vivant à ma liberté de regard en tant que peintre, dans une sorte de réponse à tous mes travaux antérieurs et d’hommage à tout l’univers vivant.
Informations 04.94.29.22.70

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Palmarès SRU 2014 /2016 par Jean Paul Jambon

A nouveau, La Fondation Abbé Pierre hisse plusieurs communes varoises sur le pavois des mauvais élèves en matière de constructions de logements sociaux. Si l’on doit se féliciter de l’amélioration de la situation et de l’efficacité de la loi SRU (pourtant encore contestée) ,il convient toutefois d’être très modérément satisfaits du résultat global dans notre département du Var et surtout de s’interroger sur le comportement particulièrement réfractaire à la loi de certains maires dont la constance dans le non respect de leurs obligations et les arguments fallacieux exposés afin de se soustraire à la loi doit être relevée.

« Faites pression sur les élus pour qu’aucun ne s’abaisse à cette indignité de ne pas respecter la loi… » furent les dernières paroles publiques de l’Abbé Pierre devant l’Assemblée Nationale lors du vote de la loi SRU.

Malheureusement, certains élus ne craignent pas de s’abaisser jusqu’à cette indignité d’être hors la loi !

Pour notre département, après l’avis de la commission nationale validée par le ministère, 15 communes ont été proposées à la carence pour promulgation des arrêtés par le Préfet…..ceci ne devant pas occulter les nombreuses autres frôlant la « correctionnelle » et jouant avec les textes voir une certaine compréhension du Préfet ; par exemple Le Castellet qui échappe à la carence grâce à une opération en cours, alors qu’en réalité son taux de LLS de 1,09% a diminué de 0,4 %, ceci démontrant que les constructions individuelles ont beaucoup plus progressées, permettant de s’interroger sur la volonté réelle de permettre de loger les moins favorisés de la population ! Le Maire de St Cyr avec 5,15% de LLS devrait, en comparaison pouvoir s’étonner être carencé (taux majoré x 33,68 %), même si bien sur la loi n’est pas respectée.

Nous n’en voulons que pour preuve aussi la faiblesse du montant des majorations bien moins importantes que lors de la précédente période (2011 2013) lorsque par exemple Sanary depuis 3 périodes n’a jamais respecté ses obligations et que sa majoration n’est que de 34,82% alors qu’il était possible d’appliquer la majoration maxi (400%) et que son taux de LLS n’est que de 4,80% !

On pourrait aussi questionner l’ex maire de Flayosc désormais député LREM sur l’héritage qu’il laisse : majoration de 41,59% et taux de 4,54 % de LLS, et qu’en tant que membre de la commission des lois à l’Assemblée Nationale , on puisse s’interroger sur sa compétence en matière de respect de la loi !

On fera remarquer les situations les moins acceptables avec des élus très réfractaires, bien sur de Saint Raphaël (majoration de 200%) mais aussi Bandol 6,56% de LLS , Le Beausset 2,85% de LLS, Carqueiranne 5,56 de LLS toutes trois majorées….bien curieusement seulement que de 100% , alors que La Crau l’est fort justement de 200%.

Restent, La Cadière d’Azur avec 4,59 d% de LLS majorée de 100% avec des contraintes territoriales certaines, Le Muy avec 6,17% de LLS (majorée de 33,67%), Roquebrune sur Argens (4,18 % de LLS), Solliès-Toucas (0,84% de LLS), Vinon sur Verdon (5,06%) toutes trois majorées de 25 %. Six Fours restant encalminée à 7,5% de LLS.

Pour palier ces problématiques, nous proposons en particulier, que les décisions de majorations soient laissées à la responsabilité des Préfets de Régions ceci permettant aux Préfets de Départements d’être moins soumis aux influences des élus qu’ils côtoient au quotidien, lorsque par exemple pour échapper à la carence, les maires sont encouragés à signer un protocole de mixité sociale prévoyant moins de réalisations que ne l’impose la loi !

Nous retiendrons le vif encouragement du ministre à faire que la loi soit respectée en demandant aux Préfets de se saisir de toutes les possibilités prévues par la loi (préemption, mise sous tutelle de l’urbanisme…) Allez Monsieur Le Préfet, y’à plus qu’à ! et quand faut y aller…. !

Quelques communes à féliciter : La Valette du Var (13%) Solliès-Pont (10%), Lorgues (bien que nous soyons plus réservés sur cette dernière) qui sont sorties de la carence et bien sur toujours au top des obligations, La Seyne, La Garde, mais aussi Toulon (16%) Draguignan (17%) en nets progrès et Ollioules qui s’améliore en entrant dans le cercle des plus de 10% de LLS.

Et toujours nous tenons à rappeler que ce droit fondamental à un logement décent et accessible économiquement n’est pas que de la volonté dogmatique pour « embêter » les élus.

Alors que beaucoup de communes , en particulier celles carencées, se plaignent du vieillissement de leur population, de la disparition des commerces, de la difficulté à recruter des aides familiales pour accompagner nos aînés de plus en plus nombreux dont les enfants s’éloignent faute de logements sur place et font supporter ainsi à la collectivité les absences de soutien familial, le maintien des jeunes actifs, des familles mono parentales, est une obligation pour ces communes et que donc, seule la construction de logement à loyers accessibles peut permettre ce maintien et cette revitalité des communes.

Ça aussi il conviendrait que certains citoyens se pénètrent de cet aspect en lieu et places de récriminations, contestations diverses…..un jour ou l’autre ils seront eux aussi confrontés à ces problématiques de la vieillesse et de ses conséquences pour leur maintien à domicile dans des conditions acceptables.

Jean-Paul JAMBON Représentant Départemental Var Fondation Abbé Pierre

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A propos du quai de Gaulle

Vendredi 15 décembre 2017,à 16h’ sur son site FB, monsieur Le maire publiait l’annonce suivante

« Quai de Gaulle : présentation de l’étude hydraulique par TPFI, le maître d’œuvre, qui expose les différentes hypothèses résultant des inspections.

Le réseau pluvial est complexe et ancien, mais nous avons aujourd’hui une meilleure appréhension du réseau. Toute la zone du casino par exemple se retrouve inondée en cas de fortes pluies parce que les pentes ne sont pas bonnes. Plusieurs solutions sont possibles et après quantification des travaux à effectuer, nous devrons faire des choix. »

Faut-il s’étonner d’une telle information?

Certainement pas.

Les services techniques de la ville étaient parfaitement au courant de l’état pour le moins problématique et défaillant des pluviaux sur la commune. En effet , en 1983-1984 , la municipalité d’alors ( mandature Arthur Paecht)  avait commandé un audit réalisé par le cabinet Daragon. Plusieurs réunions s’étaient tenues avec les élus de l’époque.Mais , magré des propositions précises des services techniques ( 1991 et 1997), rien ou trés peu a été entrepris.
Fin 2014-debut 2015, à la suite du gros orage du 19 septembre 2014 ayant entrainé le décès d’une personne et d’importants dégâts,  les associations Bandol Littoral et Confédération Environnement Méditerranée ( CEM) demandaient à pouvoir consulter le rapport Daragon et les documents qui y sont attachés. Ces documents sommeillaient dans les archives de la commune et, au regard de leur état, semblaient ne pas avoir été consultés depuis de nombreuses années.
Nous publions certains clichés des pages les plus significatives de ces documents.

Ayant pris connaissance de ces informations les associations ont, à diverses reprises, interpellé la mairie sur La nécessite d’une politique à conduire : limiter au maximum l’imperméabilisation des sols, bassins de rétention,… révision ( et pas seulement modification) du PLU. Le Quai de Gaulle n’a pas été l’objet de discussions particulières, tant l’état des pluviaux et l’absence de bassins de rétention revenaient à évoquer de manière globale la situation du Bandol bord de mer et centre ville. Et lors de fortes précipitations, tous les résidents bandolais ont pu constater voire subir ce qu’il en était  (de la mare aux canards du rond point du casino aux torrents descendant de la rue Voltaire ou de l’avenue du  novembre pour ne citer que ces lieux (voir bandolweb des 09 juillet 2016,  13 décembre 2014, 28 et 16 novembre 2014, 24 et 19 septembre 2014)

Lors de la présentation du projet d’aménagement du Quai en avril et septembre 2017 nous avons fait connaître notre étonnement sur la priorité donnée à l’aménagement de surface… alors que le sous sol ( » les pluviaux ») et sa mise en conformité était totalement éludé. Nos questionnements ( lettre à mairie en date du 12 octobre restée sans réponse) et  alertes ( voir bandolweb.info du 07 novembre 2017) n’ont eu aucun écho de la part de la municipalité.

Photos: D 1 à D5: extraits du rapport DARAGON
D6 à D11: Propositions de travaux faites par les services techniques de la commune en mai 1991
D12 à D16: compte rendu d’une réunion du 21 11 1996 entre des élus, les services techniques et un ingénieur du cabinet DARAGON

Gérard DEMORY

 

 

 

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Caroline Vigneaux Le 24/05/2018 au Casino de Bandol à 20h30

Après avoir « quitté la robe » devant 250 000 spectateurs, l’ex avocate revient avec son nouveau spectacle!
On y retrouvera son style, sa marque: un humour intelligent, une plume acérée et originale, un sens comique inné, un don pour composer des personnages, un goût pour la truculence, l’excès mais sans jamais tomber dans la vulgarité, et une aptitude jubilatoire pour l’improvisation et l’interaction avec le public.
Mêlant finesse et démesure, Caroline Vigneaux nous offre un nouveau One Woman Show, dans lequel le mot « show » prend tout son sens… à voir absolument!

Tarif : 25 €

Tarif P+ : 22 €

PMR : 04.94.29.31.31

Le 24/05/2018 au Casino de Bandol à 20h30

Pour plus de renseignements :

https://www.facebook.com/PartoucheSpectacles/

http://www.casinobandol.com/#Accueil

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Quai De GAULLE ……  Réflexions sur un projet

QUAI DE GAULLE ……  REFLEXIONS SUR UN PROJET

La rénovation du Quai de Gaulle, « vitrine  de notre cité » pour reprendre une expression du maire de Bandol, constitue LE projet de cette mandature qui devrait se terminer en 2020 ou 2021 selon prolongation ou non des mandats dans un but d’harmonisation (???) du calendrier électoral  ( départementales et régionales…). Mais peu importe le calendrier… quel œil peut-on, en l’état porter sur ce projet, ou du moins ce que nous en savons…

 

UNE ERREUR FONDAMENTALE DE METHODE

 

Un projet d’une telle ampleur, tant par le volume des travaux que par l’incidence sur le devenir de BANDOL, station balnéaire dont la principale ressource est le tourisme, aurait dû faire l’objet d’un concours permettant de faire apparaître plusieurs projets. Ces derniers auraient fait l’objet d’études critiques, de présentation et de débat et pourquoi pas d’un référendum local…

Un tel projet  nécessite de réunir un consensus maximum des citoyens, contribuables et usagers. Or la méthode choisie est loin de permettre une telle démarche.

 

En effet, au lieu de faire un appel à projet permettant de présenter aux bandolais plusieurs projets d’aménagement, la municipalité a choisi elle même, et elle seule, UN PROJET, ET UN SEUL PROJET. … celui présenté lors de la réunion pour le moins suréaliste du printemps 2017, avec un architecte paysagiste nous narrant sa venue à Bandol un beau dimanche avec femme et enfants et parcourant le quai à la recherche de la mer….

L’histoire est belle mais elle ne répond en rien aux questions que l’on est en droit de se poser légitimement  sur les choix qui ont présidé d’une part à désigner cet architecte et son cout, et d’autre part au projet esquissé très vaguement lors de la première réunion d’information.

Dans de telles conditions d’un choix fait unilatéralement par une autorité communale, il est bien évident qu’à défaut de concertation et explications préalables, les critiques voire récriminations ne peuvent que s’alimenter et prospérer.

 

Soyons clair dans notre critique de la méthode.

 

Lancer un appel à projets aurait d’une part couté de l’argent, certes. Mais quand on engage la commune sur des travaux qui devraient en dessiner « la vitrine » pour une trentaine d’années voire plus, il nous paraît préférable d’évaluer collectivement les différentes possibilités. Ajoutons qu’à notre sens, si rénovation du bas de la commune il doit y avoir, il convenait d’étudier pas simplement le quai, mais aussi les rues parallèles et adjacentes qui méritent autant une rénovation, sauf à mener une politique « bling bling » limitée à la vitrine coté mer….

 

Lancer un appel à projet bousculait un calendrier de réalisation à finalité électorale puisque les travaux, en l’état des informations actuelles, devraient, pour une bonne part, être achevés avant les élections municipales du printemps 2020. Nous ne reprocherons pas à une municipalité de vouloir présenter lors des élections municipales un bilan vertueux de ses réalisations (c’est dans la logique du système) .  Le problème c’est que faute d’avoir d’une part lancé une procédure de concertation préalable sur plusieurs projets, ce qui nous a été présenté au printemps et en septembre a tous les traits d’un projet électoral, c’est à dire qu’il lui manque une vision d’ensemble et de continuité du devenir de Bandol pour les trente années à venir.

 

Une majorité municipale, quelle qu’elle soit,  ne doit pas travailler sur sa seule réelection, surtout sur un projet de tel ampleur. Elle se doit de permettre la prise de relai et la continuité de la gestion municipale en cas de non reconduite par les électeurs.

 

Un projet d’ensemble de rénovation de la vieille ville, et pas seulement du quai de Gaulle, ne peut se concevoir que sur plusieurs années, plusieurs mandatures. En en limitant l’horizon à celui de 2020 (ou 2021) la municipalité d’une part risque, à défaut de démarche consensuelle préalable,  de faire l’objet de nombreuses critiques,  et d’autre part hypothèque la possibilité de dessiner ce que sera Bandol d’ici 2050. Une vision à long terme nécessitait un consensus dépassant toutes les sensibilités personnelles, politiques et autres, et ce par un choix collectif et non celui de quelques uns. Et ce ne sont pas les cahiers d’observations mis à disposition du public qui y changent grand chose au regard du grand flou de l’information diffusée.

 

LES LIGNES DU PROJET …. UN GRAND FLOU

 

Nous ne reviendrons pas sur la première réunion d’information avec la projection d’esquisses laissant le spectateur (à défaut de participant) plus que sceptique sur les annonces faites. La « com. », même avec images, a ses limites…

La seconde réunion d’information s’est voulue plus explicite dans la présentation du projet…. qui ne concernait  désormais plus la partie plage et le parking central… encore que pour ce dernier il ait été question, dans une réunion avec les commerçants, de parking silo càd l’adjonction d’un étage.

 

Pour l’essentiel les spectateurs ont retenu deux choses :

 

– la disparition de l’espace central bordant les voies actuelles de circulation des véhicules

– le déplacement de la circulation sur la partie sud actuelle, une modification des entrées sorties du parking central  et l’emplacement de l’arrêt des bus vers le casino.

 

L’espace central.

 

Sa disparition soulève de nombreuses questions et objections.

 

Que vont devenir les pins et palmiers qui y sont actuellement implantés. Sur les dessins présentés en septembre et qui sont sur le site internet dédié au projet , nulle trace de pins ou palmiers… et les arbres qui y figurent ont au moins une vingtaine d’années… ce que l’architecte paysagiste a qualifié de « canopée rafraichissante ». L’expression est jolie et pourrait même impressionner… mais outre qu’elle ne correspond en rien à la définition du terme canopée (voir  https://fr.wikipedia.org/wiki/Canopée ) il suffit pour comprendre que là aussi il s’agit de pur langage de communication… de voir ce qu’il en est des arbres ayant remplacé en 2007 les platanes qui bordaient l’avenue du 11 novembre et la place devant la Poste… dix années plus tard, l’été, la fraicheur est loin d’être au rendez vous !

Par ailleurs la disparition de cet espace central va créer un grand vide. Et nous renvoyons sur ce point sur un article du site internet de Bandol Littoral (http://bandol-littoral.org/nouveau-quai-de-gaulle-le-regne-du-vide/ )

Ce projet ne fait référence à aucun dispositif permettant de sécuriser la future promenade le long des commerce, celle –ci se trouvant jouxter immédiatement la circulation automobile : comment se protéger, au moindre coût et efficacement des éventuelles voitures béliers de triste souvenir, ou tout simplement de faute de pilotage par distraction ?

 

 

Les façades des commerces

 

Point évoqué très rapidement, mais évacué encore plus rapidement lors des réunions d’information : celui des façades des commerces, qualifiés de « souk » lors d’une des réunions. Le mot magique prononcé a été « Charte »… joli mot de com. qui n’engage que celui qui veut bien s’y soumettre et laisse en l’état le problème auquel la charte prétend répondre. Une seule question : pour quelle raison Bandol est-elle une des rares communes du littoral à ne pas s’être dotée d’un règlement local de publicité (RLP) …. Rappelons qu’un RLP peut notamment  définir des zones dans lesquelles tout occupant, ou propriétaire, d’un local commercial visible depuis la rue doit veiller à ce que l’aspect extérieur du local ne porte pas atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants.

 

La circulation automobile.

 

Sur la circulation automobile renvoyée uniquement à deux voies en partie sud du quai, il a été répondu que des études de trafic avaient été réalisées et qu’il n’y avait pas de problème… On nous permettra d’être sceptiques, notamment durant la période estivale de juillet-aout, même si cette période est une exception dans la vie bandolaise. Ajoutons qu’au moindre accident sur ces voies, tout sera bloqué, ainsi qu’il en est actuellement sur la voie nord .

Aucune disposition n’est évoquée pour permettre les livraisons sans interférer sur la fluidité de la circulation, les camions risquant de bloquer complètement la circulation en cas de stationnement intempestif, même de courte durée.

Les mardi, jour de grand marché, où stationneront les véhicules des exposants, sachant que les emplacements parking le long du quai sont supprimés ?

Le remodelage de la zone comprenant la place de la Liberté et le rond-point de la fontaine va contraindre les automobiles descendant la rue Voltaire de couper le flux de voitures de la voie est-ouest pour se diriger ver le casino, au lieu, comme maintenant, de s’insérer dans la circulation et de tourner autour de la fontaine.

Aucune amélioration donc de ce côté là, d’autant plus que le débouché de la rue Voltaire, sur l’esquisse actuelle, semble assez difficile sur les nouvelles voies de circulation.

 

 

Parkings et stationnement.

 

Coté parking, point délicat s’il en est à Bandol , le projet et les annonces faites par les élus et l’architecte-paysagiste sont pour le moins floues ou contradictoires.

En effet, une des justifications du lancement de ce projet est la redynamisation de BANDOL par la recherche d’une plus grande attractivité de « la vitrine » de BANDOL.

Or, qu’observe-t-on ?

Dans une première tranche, décidée celle-là, on commence par supprimer les places de parking devant le casino, puis celles existant le long du quai actuel et enfin toute les places pour les deux roues.

On annonce ensuite haut et fort que toutes les places seront conservées, mais oû ?

Là est le grand flou : soit disant en réaménagement les parkings existants :

Soit, mais on ne sait pas comment !

Ensuite, on annonce aux commerçants, après l’avoir caché aux Bandolais lors des réunions publiques, que l’on prévoit un parking à étage sur le parking central.

Notons dés à présent que l’aménagement d’un tel parking  posera deux problèmes : nous sommes sur le domaine maritime (espace gagné sur la mer). Il conviendra donc d’avoir l’accord de la Préfecture (DDTM), mais aussi un avis favorable des Batiments de France. Et on peut douter d’un avis favorable à l’érection d’un parking à étage sur un tel espace. A suivre, puisque pour l’immédiat il ne s’agit que de l’évocation d’une tranche future de la rénovation….

 

UNE INCONNUE TOTALE APRES L’OPERATION COSMETIQUE DE SURFACE…

….MALGRE L’URGENCE

 

Lors des deux réunions publiques, les informations et discussions se sont essentiellement concentrées sur les travaux de surface : esplanade, terrasses de café, arbres, espaces de circulation. La question du parking central avait été évoquée lors de la première réunion, puis a disparu de fait à la seconde, bien que lors d’une réunion avec les commerçants elle ait été abordée (parking à étage).

 

Ce qui semble aussi être renvoyé au futur… ce sont les aménagements souterrains indispensables sinon urgents, à savoir les réseaux de pluviaux dont on connait l’état par temps de fortes pluies ou d’orages : mare aux canards au rond point du casino, idem au bas de la rue Voltaire et du prolongement de l’avenue du 11 novembre. Là nous ne sommes pas dans le futur mais dans l’immédiat, même si, jusqu’à présent, en cette année 2017, les précipitations pluvieuses ont été pour le moins discrètes, n’empechant toutefois pas certaines senteurs parfumées notamment rue Marçon.

Rien n’est prévu à notre connaissance en la matière.

Ajoutons que Bandol veut être certifié « port propre »… Or une telle certification suppose que les eaux pluviales s’y déversant soient préalablement décantées de tous leurs déchets (voir ce qui est en cours actuellement sur Sanary). En clair il faudra des bassins de décantation au niveau des pluviaux…. (deux ou trois?)… mais aussi, en amont, au moins un bassin de rétention au regard des débit d’eau se déversant actuellement dans les trois pluviaux, sauf à « noyer » les bassins de décantation et les rendre non opérationnels.

Rien n’a été précisé sur ces points importants… et couteux.

Petite précision supplémentaire: si on se rapporte aux dernières études en la matière, le niveau de la mer devrait monter au minimum de 80 cm d’ici 2100, soit 30 cm d’ici 2050… Quand on voit par temps de basse pression le niveau d’eau atteint actuellement dans le port, il y a de fortes chances que, faute de mesures appropriées, le quai de Gaulle soit transformé en piscine lors des largades….

 

Pour ces travaux souterrains…. question posée à monsieur le maire par courrier du 12 octobre dernier (nous sommes en attente de sa réponse) : lors du dernier conseil de la communauté d’agglomération de Sud Sainte Baume, il a été décidé (Bandol a voté contre) que la compétence en matière d’assainissement relèverait de la communauté d’agglomération à compter de janvier 2019 au lieu de janvier 2020… ce qui signifie que toutes les décisions en la matière seront prises par Sud Sainte Baume et non la commune de Bandol. Cela facilitera peut être le financement des opérations, mais ne donne aucune assurance quant à la décision de décider de telles opérations.

Quelle sera donc l’incidence sur les travaux de « surface » du quai ?

 

Enfin dernier point, et non des moindres…. le cout des travaux et leur financement.

Nous venons d’évoquer les incertitudes sur les « travaux souterrrains »… leur ampleur et leur financement.

Le périmètre des travaux annoncés lors de la première réunion…. a été diminué lors de de la seconde mais le cout prévisionnel lui a augmenté…. Là aussi un grand flou plane tant sur le cout final que sur son financement…

 

Pour la Confédération Environnement Méditerranée

Gérard DEMORY

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Capelan, un prestataire et deux nouveaux établissements pour redynamiser le site.

Un bail de 12 ans, Des travaux, estimés à 800 000 euros à la charge du prestataire retenu, deux établissements distincts. Un restaurant gastronomique et un bar loundge. Le prestataire s’engage à ouvrir 7 jours sur sept, Le loyer annuel hors charge s’élève à 41500 € et devra également s’acquitter d’un droit d’entrée de 50 000 €. C’est la SARL BMP de Toulon, qui a obtenu le bail commercial pour redynamiser le site du Capelan.

 

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