Quai De GAULLE ……  Réflexions sur un projet

QUAI DE GAULLE ……  REFLEXIONS SUR UN PROJET

La rénovation du Quai de Gaulle, « vitrine  de notre cité » pour reprendre une expression du maire de Bandol, constitue LE projet de cette mandature qui devrait se terminer en 2020 ou 2021 selon prolongation ou non des mandats dans un but d’harmonisation (???) du calendrier électoral  ( départementales et régionales…). Mais peu importe le calendrier… quel œil peut-on, en l’état porter sur ce projet, ou du moins ce que nous en savons…

 

UNE ERREUR FONDAMENTALE DE METHODE

 

Un projet d’une telle ampleur, tant par le volume des travaux que par l’incidence sur le devenir de BANDOL, station balnéaire dont la principale ressource est le tourisme, aurait dû faire l’objet d’un concours permettant de faire apparaître plusieurs projets. Ces derniers auraient fait l’objet d’études critiques, de présentation et de débat et pourquoi pas d’un référendum local…

Un tel projet  nécessite de réunir un consensus maximum des citoyens, contribuables et usagers. Or la méthode choisie est loin de permettre une telle démarche.

 

En effet, au lieu de faire un appel à projet permettant de présenter aux bandolais plusieurs projets d’aménagement, la municipalité a choisi elle même, et elle seule, UN PROJET, ET UN SEUL PROJET. … celui présenté lors de la réunion pour le moins suréaliste du printemps 2017, avec un architecte paysagiste nous narrant sa venue à Bandol un beau dimanche avec femme et enfants et parcourant le quai à la recherche de la mer….

L’histoire est belle mais elle ne répond en rien aux questions que l’on est en droit de se poser légitimement  sur les choix qui ont présidé d’une part à désigner cet architecte et son cout, et d’autre part au projet esquissé très vaguement lors de la première réunion d’information.

Dans de telles conditions d’un choix fait unilatéralement par une autorité communale, il est bien évident qu’à défaut de concertation et explications préalables, les critiques voire récriminations ne peuvent que s’alimenter et prospérer.

 

Soyons clair dans notre critique de la méthode.

 

Lancer un appel à projets aurait d’une part couté de l’argent, certes. Mais quand on engage la commune sur des travaux qui devraient en dessiner « la vitrine » pour une trentaine d’années voire plus, il nous paraît préférable d’évaluer collectivement les différentes possibilités. Ajoutons qu’à notre sens, si rénovation du bas de la commune il doit y avoir, il convenait d’étudier pas simplement le quai, mais aussi les rues parallèles et adjacentes qui méritent autant une rénovation, sauf à mener une politique « bling bling » limitée à la vitrine coté mer….

 

Lancer un appel à projet bousculait un calendrier de réalisation à finalité électorale puisque les travaux, en l’état des informations actuelles, devraient, pour une bonne part, être achevés avant les élections municipales du printemps 2020. Nous ne reprocherons pas à une municipalité de vouloir présenter lors des élections municipales un bilan vertueux de ses réalisations (c’est dans la logique du système) .  Le problème c’est que faute d’avoir d’une part lancé une procédure de concertation préalable sur plusieurs projets, ce qui nous a été présenté au printemps et en septembre a tous les traits d’un projet électoral, c’est à dire qu’il lui manque une vision d’ensemble et de continuité du devenir de Bandol pour les trente années à venir.

 

Une majorité municipale, quelle qu’elle soit,  ne doit pas travailler sur sa seule réelection, surtout sur un projet de tel ampleur. Elle se doit de permettre la prise de relai et la continuité de la gestion municipale en cas de non reconduite par les électeurs.

 

Un projet d’ensemble de rénovation de la vieille ville, et pas seulement du quai de Gaulle, ne peut se concevoir que sur plusieurs années, plusieurs mandatures. En en limitant l’horizon à celui de 2020 (ou 2021) la municipalité d’une part risque, à défaut de démarche consensuelle préalable,  de faire l’objet de nombreuses critiques,  et d’autre part hypothèque la possibilité de dessiner ce que sera Bandol d’ici 2050. Une vision à long terme nécessitait un consensus dépassant toutes les sensibilités personnelles, politiques et autres, et ce par un choix collectif et non celui de quelques uns. Et ce ne sont pas les cahiers d’observations mis à disposition du public qui y changent grand chose au regard du grand flou de l’information diffusée.

 

LES LIGNES DU PROJET …. UN GRAND FLOU

 

Nous ne reviendrons pas sur la première réunion d’information avec la projection d’esquisses laissant le spectateur (à défaut de participant) plus que sceptique sur les annonces faites. La « com. », même avec images, a ses limites…

La seconde réunion d’information s’est voulue plus explicite dans la présentation du projet…. qui ne concernait  désormais plus la partie plage et le parking central… encore que pour ce dernier il ait été question, dans une réunion avec les commerçants, de parking silo càd l’adjonction d’un étage.

 

Pour l’essentiel les spectateurs ont retenu deux choses :

 

– la disparition de l’espace central bordant les voies actuelles de circulation des véhicules

– le déplacement de la circulation sur la partie sud actuelle, une modification des entrées sorties du parking central  et l’emplacement de l’arrêt des bus vers le casino.

 

L’espace central.

 

Sa disparition soulève de nombreuses questions et objections.

 

Que vont devenir les pins et palmiers qui y sont actuellement implantés. Sur les dessins présentés en septembre et qui sont sur le site internet dédié au projet , nulle trace de pins ou palmiers… et les arbres qui y figurent ont au moins une vingtaine d’années… ce que l’architecte paysagiste a qualifié de « canopée rafraichissante ». L’expression est jolie et pourrait même impressionner… mais outre qu’elle ne correspond en rien à la définition du terme canopée (voir  https://fr.wikipedia.org/wiki/Canopée ) il suffit pour comprendre que là aussi il s’agit de pur langage de communication… de voir ce qu’il en est des arbres ayant remplacé en 2007 les platanes qui bordaient l’avenue du 11 novembre et la place devant la Poste… dix années plus tard, l’été, la fraicheur est loin d’être au rendez vous !

Par ailleurs la disparition de cet espace central va créer un grand vide. Et nous renvoyons sur ce point sur un article du site internet de Bandol Littoral (http://bandol-littoral.org/nouveau-quai-de-gaulle-le-regne-du-vide/ )

Ce projet ne fait référence à aucun dispositif permettant de sécuriser la future promenade le long des commerce, celle –ci se trouvant jouxter immédiatement la circulation automobile : comment se protéger, au moindre coût et efficacement des éventuelles voitures béliers de triste souvenir, ou tout simplement de faute de pilotage par distraction ?

 

 

Les façades des commerces

 

Point évoqué très rapidement, mais évacué encore plus rapidement lors des réunions d’information : celui des façades des commerces, qualifiés de « souk » lors d’une des réunions. Le mot magique prononcé a été « Charte »… joli mot de com. qui n’engage que celui qui veut bien s’y soumettre et laisse en l’état le problème auquel la charte prétend répondre. Une seule question : pour quelle raison Bandol est-elle une des rares communes du littoral à ne pas s’être dotée d’un règlement local de publicité (RLP) …. Rappelons qu’un RLP peut notamment  définir des zones dans lesquelles tout occupant, ou propriétaire, d’un local commercial visible depuis la rue doit veiller à ce que l’aspect extérieur du local ne porte pas atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants.

 

La circulation automobile.

 

Sur la circulation automobile renvoyée uniquement à deux voies en partie sud du quai, il a été répondu que des études de trafic avaient été réalisées et qu’il n’y avait pas de problème… On nous permettra d’être sceptiques, notamment durant la période estivale de juillet-aout, même si cette période est une exception dans la vie bandolaise. Ajoutons qu’au moindre accident sur ces voies, tout sera bloqué, ainsi qu’il en est actuellement sur la voie nord .

Aucune disposition n’est évoquée pour permettre les livraisons sans interférer sur la fluidité de la circulation, les camions risquant de bloquer complètement la circulation en cas de stationnement intempestif, même de courte durée.

Les mardi, jour de grand marché, où stationneront les véhicules des exposants, sachant que les emplacements parking le long du quai sont supprimés ?

Le remodelage de la zone comprenant la place de la Liberté et le rond-point de la fontaine va contraindre les automobiles descendant la rue Voltaire de couper le flux de voitures de la voie est-ouest pour se diriger ver le casino, au lieu, comme maintenant, de s’insérer dans la circulation et de tourner autour de la fontaine.

Aucune amélioration donc de ce côté là, d’autant plus que le débouché de la rue Voltaire, sur l’esquisse actuelle, semble assez difficile sur les nouvelles voies de circulation.

 

 

Parkings et stationnement.

 

Coté parking, point délicat s’il en est à Bandol , le projet et les annonces faites par les élus et l’architecte-paysagiste sont pour le moins floues ou contradictoires.

En effet, une des justifications du lancement de ce projet est la redynamisation de BANDOL par la recherche d’une plus grande attractivité de « la vitrine » de BANDOL.

Or, qu’observe-t-on ?

Dans une première tranche, décidée celle-là, on commence par supprimer les places de parking devant le casino, puis celles existant le long du quai actuel et enfin toute les places pour les deux roues.

On annonce ensuite haut et fort que toutes les places seront conservées, mais oû ?

Là est le grand flou : soit disant en réaménagement les parkings existants :

Soit, mais on ne sait pas comment !

Ensuite, on annonce aux commerçants, après l’avoir caché aux Bandolais lors des réunions publiques, que l’on prévoit un parking à étage sur le parking central.

Notons dés à présent que l’aménagement d’un tel parking  posera deux problèmes : nous sommes sur le domaine maritime (espace gagné sur la mer). Il conviendra donc d’avoir l’accord de la Préfecture (DDTM), mais aussi un avis favorable des Batiments de France. Et on peut douter d’un avis favorable à l’érection d’un parking à étage sur un tel espace. A suivre, puisque pour l’immédiat il ne s’agit que de l’évocation d’une tranche future de la rénovation….

 

UNE INCONNUE TOTALE APRES L’OPERATION COSMETIQUE DE SURFACE…

….MALGRE L’URGENCE

 

Lors des deux réunions publiques, les informations et discussions se sont essentiellement concentrées sur les travaux de surface : esplanade, terrasses de café, arbres, espaces de circulation. La question du parking central avait été évoquée lors de la première réunion, puis a disparu de fait à la seconde, bien que lors d’une réunion avec les commerçants elle ait été abordée (parking à étage).

 

Ce qui semble aussi être renvoyé au futur… ce sont les aménagements souterrains indispensables sinon urgents, à savoir les réseaux de pluviaux dont on connait l’état par temps de fortes pluies ou d’orages : mare aux canards au rond point du casino, idem au bas de la rue Voltaire et du prolongement de l’avenue du 11 novembre. Là nous ne sommes pas dans le futur mais dans l’immédiat, même si, jusqu’à présent, en cette année 2017, les précipitations pluvieuses ont été pour le moins discrètes, n’empechant toutefois pas certaines senteurs parfumées notamment rue Marçon.

Rien n’est prévu à notre connaissance en la matière.

Ajoutons que Bandol veut être certifié « port propre »… Or une telle certification suppose que les eaux pluviales s’y déversant soient préalablement décantées de tous leurs déchets (voir ce qui est en cours actuellement sur Sanary). En clair il faudra des bassins de décantation au niveau des pluviaux…. (deux ou trois?)… mais aussi, en amont, au moins un bassin de rétention au regard des débit d’eau se déversant actuellement dans les trois pluviaux, sauf à « noyer » les bassins de décantation et les rendre non opérationnels.

Rien n’a été précisé sur ces points importants… et couteux.

Petite précision supplémentaire: si on se rapporte aux dernières études en la matière, le niveau de la mer devrait monter au minimum de 80 cm d’ici 2100, soit 30 cm d’ici 2050… Quand on voit par temps de basse pression le niveau d’eau atteint actuellement dans le port, il y a de fortes chances que, faute de mesures appropriées, le quai de Gaulle soit transformé en piscine lors des largades….

 

Pour ces travaux souterrains…. question posée à monsieur le maire par courrier du 12 octobre dernier (nous sommes en attente de sa réponse) : lors du dernier conseil de la communauté d’agglomération de Sud Sainte Baume, il a été décidé (Bandol a voté contre) que la compétence en matière d’assainissement relèverait de la communauté d’agglomération à compter de janvier 2019 au lieu de janvier 2020… ce qui signifie que toutes les décisions en la matière seront prises par Sud Sainte Baume et non la commune de Bandol. Cela facilitera peut être le financement des opérations, mais ne donne aucune assurance quant à la décision de décider de telles opérations.

Quelle sera donc l’incidence sur les travaux de « surface » du quai ?

 

Enfin dernier point, et non des moindres…. le cout des travaux et leur financement.

Nous venons d’évoquer les incertitudes sur les « travaux souterrrains »… leur ampleur et leur financement.

Le périmètre des travaux annoncés lors de la première réunion…. a été diminué lors de de la seconde mais le cout prévisionnel lui a augmenté…. Là aussi un grand flou plane tant sur le cout final que sur son financement…

 

Pour la Confédération Environnement Méditerranée

Gérard DEMORY

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  7 comments for “Quai De GAULLE ……  Réflexions sur un projet

  1. Jean SARRAT
    07/11/2017 at 9 h 18 min

    Très intéressante étude sur le projet présenté. Chaque point soulevé interpelle et on ne peut pas dire que le ton employé est celui de la polémique. On remarque, à Bandol comme aussi dans beaucoup de communes, ce besoin impérieux de vouloir améliorer le quotidien d’une population qui n’en demande pas tant, se satisfaisant de ce qui a constitué son environnement et acceptant quelques retouches. Là, non, c’est pas une retouche, c’est la totale! Une réalisation récente de grande envergure: la Médiatoc, a couté sa réélection à l’ancien Maire mais a couté beaucoup d’argent aux Bandolais. Que nous réserve celle-là?

  2. Demory Gérard
    15/11/2017 at 9 h 36 min

    En complément, voici un document de la préfecture concernant le risque de submersion marine à BANDOL. La carte qui en constitue la dernière page est éloquente quant au risque sur la partie basse de la ville et en particulier sur le quai de Gaulle…. L’impact du changement climatique a été abordé avec une grande prudence sinon timidité (60 cm alors que les dernière évaluations donnent au moins 80 cm voire 1 mètre d’ici 2100…).
    P1
    P2
    P3
    P4

  3. Julien LACROIX
    23/11/2017 at 14 h 29 min

    et on fait quoi Monsieur Demory et tous ceux qui veulent plomber ce projet ?

    On construit un mur de 3 mètres de haut le long du port et des plages pour qu’en 2100, l’augmentation du niveau des eaux suite à la fonde des glaces polaires ne viennent submerger le quai De Gaulle ?

  4. Demory Gerard
    27/11/2017 at 10 h 33 min

    Le déluge (Genèse 7.1-24)

    7 L’Eternel dit à Noé: «Entre dans l’arche avec toute ta famille, car je t’ai vu comme juste devant moi dans cette génération.
    2 Tu prendras avec toi 7 couples de tous les animaux purs, le mâle et sa femelle, une paire des animaux impurs, le mâle et sa femelle,
    3 ainsi que 7 couples des oiseaux, mâle et femelle, afin de conserver leur espèce en vie sur toute la surface de la terre.
    4 En effet, encore 7 jours et je ferai tomber la pluie sur la terre pendant 40 jours et 40 nuits. J’exterminerai ainsi de la surface du sol tous les êtres que j’ai créés.»
    5 Noé se conforma à tous les ordres que Dieu lui avait donnés.
    6 Noé avait 600 ans lorsque le déluge frappa la terre.
    7 Noé entra dans l’arche avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils pour échapper à l’eau du déluge. 8 Parmi les animaux purs et les animaux impurs, les oiseaux et tout ce qui se déplace sur le sol,
    9 un mâle et une femelle entrèrent dans l’arche avec Noé, deux par deux, comme Dieu l’avait ordonné à Noé. 10 L’eau du déluge frappa la terre 7 jours après.
    11 L’an 600 de la vie de Noé, le dix-septième jour du deuxième mois, toutes les sources du grand abîme jaillirent et les écluses du ciel s’ouvrirent. 12 La pluie tomba sur la terre pendant 40 jours et 40 nuits. 13 C’est ce jour-là précisément que Noé, Sem, Cham et Japhet, les fils de Noé, la femme de Noé et les trois femmes de ses fils avec eux étaient entrés dans l’arche,
    14 ainsi que tous les animaux selon leur espèce, tout le bétail selon son espèce, tous les reptiles qui rampent sur la terre selon leur espèce, tous les oiseaux selon leur espèce, tous les petits oiseaux, tout ce qui a des ailes.
    15 Ils entrèrent dans l’arche avec Noé, deux par deux, issus de toutes les créatures qui ont souffle de vie.
    16 Il en entra, mâle et femelle, de toute espèce, comme Dieu l’avait ordonné à Noé. Puis l’Eternel ferma la porte sur lui.
    17 Le déluge frappa la terre pendant 40 jours. L’eau grossit et souleva l’arche, et celle-ci s’éleva au-dessus de la terre.
    18 L’eau monta et grossit beaucoup sur la terre, et l’arche flotta à la surface de l’eau. 19 L’eau augmenta de plus en plus et toutes les hautes montagnes qui sont sous le ciel tout entier furent recouvertes. 20 L’eau monta de 7 mètres et demi au-dessus des montagnes, si bien qu’elles furent recouvertes.
    21 Tout ce qui vivait sur la terre expira, tant les oiseaux que le bétail et les animaux, tout ce qui pullulait sur la terre et tous les hommes.
    22 Tout ce qui avait un souffle de vie dans ses narines et qui se trouvait sur la terre ferme mourut.
    23 Dieu fit disparaître tous les êtres qui étaient à la surface du sol, depuis l’homme jusqu’au bétail, aux reptiles et aux oiseaux: ils furent exterminés de la terre. Il ne resta que Noé et ceux qui étaient avec lui dans l’arche.
    24 La crue de l’eau sur la terre dura 150 jours

    • Paul
      29/11/2017 at 13 h 35 min

      A lire votre raisonnement, on se demande qu’est-ce qu’on attend pour raser la Corée du Nord avec que ces derniers nous lance un missile de longue porté.

  5. Jean SARRAT
    30/11/2017 at 14 h 22 min

    Gérard,
    Dans la Genèse du Quai De Gaulle on pourrait parler de la fête du vin qui cette année pourrait s’intituler la Fête du Vingt pour cent des années 90!

  6. DEMORY
    02/12/2017 at 22 h 58 min

    LETTRE QUE NOUS AVONS ADRESSÉE A MONSIEUR LE MAIRE IL Y A BIENTÔT DEUX MOIS…. RESTÉE SANS RÉPONSE A CE JOUR…

    Saint Mandrier le 12 octobre 2017

    Objet : Nouvelle compétence de Sud Sainte Baume
    en matière d’assainissement collectif. Incidences
    sur le programme « Quai de Gaulle ».

    Monsieur le maire,

    Lors de sa réunion du 09 octobre 2017, le conseil d’agglomération a décidé d’avancer la date de prise de compétence de Sud Sainte Baume en matière d’assainissement collectif. Prévue au 01 janvier 2020, la prise de compétence a été avancée au 01 janvier 2019, soit dans un an.
    Cette nouvelle date aurait été demandée par monsieur le préfet. Nous n’en comprenons pas très bien les raisons. Ce qui est certain par contre, c’est que toutes les conséquences et incidences n’ont semble-t-il pas été évaluées, ainsi que vous l’avez fait remarquer lors du conseil d’agglomération..

    Nous mettrons de coté les incidences financières qu’un tel transfert pourrait avoir, sans omettre les incidences possibles sinon probable sur le calcul du taux de la surtaxe pour les différentes communes de l’agglomération. Ces domaines ne ressortent pas directement du champ de compétence de notre association mais il nous semble nécessaire de les évoquer.

    Par contre nous nous interrogeons, dans le cadre de l’opération dite « Quai de Gaulle », sur les incertitudes que cette décision paraît susceptible de générer sur le déroulement de celle ci.

    Lors de la dernière réunion d’information, nous avons cru comprendre (à défaut de documents directement consultables par le public à ce jour) que le volet assainissement (essentiellement pluvial) était reporté après les travaux « de surface ».
    En l’état nous sommes très réservés sur un tel report, et ce pour deux raisons :
    d’une part les pluviaux, notamment au niveau du Casino sont notoirement défaillants lors de fortes précipitations ;
    d’autre part un tel report reviendrait à « casser » une partie du travail fait en surface dans la première tranche de la rénovation du quai, ce qui paraît peu cohérent et inutilement coûteux.

    Mais là n’est pas l’objet principal de notre courrier.

    Si les travaux relatifs à l’assainissement du quai sont reportés à « après », quelles garanties la commune a-t-elle que ceux ci pourront être réalisés dans un délai raisonnable sachant que le décisionnaire et financier ne sera plus la commune de Bandol, mais la communauté d’agglomération de Sud Sainte Baume ?
    La question est d’autant plus importante que, nous semble-t-il, un bassin de rétention était prévu en tranche optionnelle devant le casino dans le dossier d’appel d’offre pour désigner la maîtrise d’œuvre.
    De plus la certification « port propre » du port de Bandol est subordonnée à la réalisation de bassins de décantation des eaux pluviales.
    Enfin, pour ces derniers travaux, et ceux de « surface » du quai, il conviendra de prendre en compte l’élévation prévisible du niveau de l’eau du port (réchauffement climatique), lequel affleure déjà la partie supérieure des quais lors des périodes de basses pressions et « largades ».
    Or de tels travaux sont fort coûteux.
    A titre d’exemple, les travaux en cours depuis bientôt deux ans sur le port de Sanary se chiffrent à prés de 20 millions d’euro.
    Nous souhaiterions donc connaître votre position sur ces différents points :

    1) Quand, dans le cadre de la rénovation du Quai de Gaulle, les travaux relatifs à l’assainissement (bassin(s) de rétention des eaux pluviales, bassin(s) de décantation des eaux pluviales) sont-ils prévus. Et s’ils sont reportés à une période postérieure aux travaux de surface, pour quelles raisons.
    2) Quelles garanties a-t-on quant à la décision de réalisation de ces travaux d’assainissement, sachant que la décision et son financement relèveront de l’agglomération.

    Veuillez agréer monsieur le maire l’expression de notre considération distinguée.

    Pour la CEM
    Le président

    G. DEMORY

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