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A propos du quai de Gaulle

Vendredi 15 décembre 2017,à 16h’ sur son site FB, monsieur Le maire publiait l’annonce suivante

« Quai de Gaulle : présentation de l’étude hydraulique par TPFI, le maître d’œuvre, qui expose les différentes hypothèses résultant des inspections.

Le réseau pluvial est complexe et ancien, mais nous avons aujourd’hui une meilleure appréhension du réseau. Toute la zone du casino par exemple se retrouve inondée en cas de fortes pluies parce que les pentes ne sont pas bonnes. Plusieurs solutions sont possibles et après quantification des travaux à effectuer, nous devrons faire des choix. »

Faut-il s’étonner d’une telle information?

Certainement pas.

Les services techniques de la ville étaient parfaitement au courant de l’état pour le moins problématique et défaillant des pluviaux sur la commune. En effet , en 1983-1984 , la municipalité d’alors ( mandature Arthur Paecht)  avait commandé un audit réalisé par le cabinet Daragon. Plusieurs réunions s’étaient tenues avec les élus de l’époque.Mais , magré des propositions précises des services techniques ( 1991 et 1997), rien ou trés peu a été entrepris.
Fin 2014-debut 2015, à la suite du gros orage du 19 septembre 2014 ayant entrainé le décès d’une personne et d’importants dégâts,  les associations Bandol Littoral et Confédération Environnement Méditerranée ( CEM) demandaient à pouvoir consulter le rapport Daragon et les documents qui y sont attachés. Ces documents sommeillaient dans les archives de la commune et, au regard de leur état, semblaient ne pas avoir été consultés depuis de nombreuses années.
Nous publions certains clichés des pages les plus significatives de ces documents.

Ayant pris connaissance de ces informations les associations ont, à diverses reprises, interpellé la mairie sur La nécessite d’une politique à conduire : limiter au maximum l’imperméabilisation des sols, bassins de rétention,… révision ( et pas seulement modification) du PLU. Le Quai de Gaulle n’a pas été l’objet de discussions particulières, tant l’état des pluviaux et l’absence de bassins de rétention revenaient à évoquer de manière globale la situation du Bandol bord de mer et centre ville. Et lors de fortes précipitations, tous les résidents bandolais ont pu constater voire subir ce qu’il en était  (de la mare aux canards du rond point du casino aux torrents descendant de la rue Voltaire ou de l’avenue du  novembre pour ne citer que ces lieux (voir bandolweb des 09 juillet 2016,  13 décembre 2014, 28 et 16 novembre 2014, 24 et 19 septembre 2014)

Lors de la présentation du projet d’aménagement du Quai en avril et septembre 2017 nous avons fait connaître notre étonnement sur la priorité donnée à l’aménagement de surface… alors que le sous sol ( » les pluviaux ») et sa mise en conformité était totalement éludé. Nos questionnements ( lettre à mairie en date du 12 octobre restée sans réponse) et  alertes ( voir bandolweb.info du 07 novembre 2017) n’ont eu aucun écho de la part de la municipalité.

Photos: D 1 à D5: extraits du rapport DARAGON
D6 à D11: Propositions de travaux faites par les services techniques de la commune en mai 1991
D12 à D16: compte rendu d’une réunion du 21 11 1996 entre des élus, les services techniques et un ingénieur du cabinet DARAGON

Gérard DEMORY

 

 

 

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Aménagement du Quai de Gaulle, la C.E.M a déposé une lettre d’observations

Communiqué de la Confédération Environnement Méditerranée

Dans le cadre de la « consultation » (qui se résume pour le moment à un cahier d’observations en mairie , à disposition du public (très peu d’écrits et encore moins si on enlève ceux qui n’ont aucun rapport avec l’objet du cahier…)) la CEM a déposé ce jour une lettre d’observations sur ce projet.

Agréée dans un cadre Régional au titre de l’article L 141-1 du code de l’environnement
Agréée par Arrêté Ministériel de la Justice au titre de l’article 54 (1°) de la loi 71-1130 du 31 décembre 1971
Membre de Paysage de France Membre de l’European Partners for the Environment
Membre de la Fédération des Clubs « Connaître et Protéger la Nature »

A PROPOS DE L’AMENAGEMENT DU QUAI DE GAULLE

 

A la suite de la réunion d’information du 14 avril 2017 sur l’aménagement du Quai de Gaulle, nous sommes amenés à formuler les observations suivantes.

Ces observations vont porter essentiellement sur la méthode choisie pour cette opération, les éléments indiqués lors de la réunion ne permettant, en l’état, de ne donner aucun avis sur la pertinence du projet, projet qui a été au demeurant qualifié d’esquisse.

La méthode pour aborder ce projet nous semble souffrir de plusieurs graves lacunes.

Tout d’abord sur le ou les enjeux du projet.

S’agit-il simplement de modifier le quai de Gaulle, qualifié de « vitrine » de Bandol. C’est ce qui est ressorti semble-t-il de la réunion du 14 avril. Mais alors qu’en est-t-il de l’arrière de cette vitrine (rue Marçon, rues adjacentes à la place de la Liberté, tout le secteur se trouvant aux abords de l’église) ? Quand on parcourt les rues de l’arrière du  quai de Gaulle, force est de constater que la situation n’est pas le reflet de l’image que le projet dit vouloir donner à Bandol : crépis de façade manquant ou en très mauvais état, volets méritant peinture voire menaçant ruine, climatiseurs saillants en façade et d’une esthétique des plus douteuse… et pourtant c’est là que passent, et vivent quotidiennement nombre de bandolais toute l’année.

Quelle ampleur veut-on donner à ce projet ? Ne devrait-on pas l’étendre à toute cette « vieille ville » dont il paraît difficilement dissociable ?

Information, consultation ou concertation.

C’est au delà des enjeux, le point sur lequel il y a selon nous une grave erreur de méthodologie.

Le public des citoyens bandolais (sans parler des associations) n’a jamais été informé et consulté avant cette réunion du 14 au cours de laquelle a été présentée « une esquisse » d’un vague absolue.

Pourquoi une grave erreur.

Le quai de Gaulle est un point très sensible dans la vie bandolaise (et au delà de la période d’afflux touristique estival). Y toucher nécessite un consensus minimal sauf à courir vers une catastrophe annoncée.

Peut-on arriver à ce consensus minimal quand une esquisse a déjà tracé les grandes lignes sans que, en dehors des élus, nul n’ait pu en discuter, émettre un avis, un choix.

Et pour qu’il y ait discussion, avis et choix, il aurait fallu que plusieurs projets soient présentés. Or ici nous n’avons qu’une seule mouture, déjà cadrée même si nous n’en connaissons pas les détails. C’est la pire méthode.

Soyons clair. S’il est utopique qu’un consensus à 100% soit réalisable, par contre il est certain que la voie choisie est la porte ouverte à toutes les critiques voire exaspérations.

Il est tout aussi évident que l’ampleur d’un tel projet nécessite du temps. Or la précipitation semble guider le calendrier des travaux présentés… calendrier qui paraît calqué sur les échéances électorales municipales.  Qu’une municipalité sortante souhaite présenter, lors de son renouvellement, un bilan positif de ses réalisations est tout à fait légitime. Mais lorsqu’une opération comme celle du Quai de Gaulle présente une ampleur qui de fait dépasse une mandature, le projet ne saurait être guidé par le calendrier électoral.

C’est en ce sens que la recherche d’un consensus sur la nature, les modalités et coût du projet nous semblent être essentielle. Un consensus ne saurait passer par la seule information. Il suppose d’associer, par des voies diverses, les bandolais au projet : présentation de plusieurs projets, discussions, choix . Cela demande du temps, certes, mais c’est là le prix d’une démarche au service des citoyens. Et cela enlèverait bien des ambiguïtés sur certaines annonces faites lors de cette réunion du 14 avril dont le seul mérite a été de mettre en exergue outre le flou de l’esquisse présentée, les graves faiblesses de la méthode choisie.

Prenons un exemple, celui des devantures des boutiques, magasins et commerces du Quai de Gaulle. Sans évoquer ici la question épineuse (mais centrale) des baux précaires, il a été annoncé une « charte » en la matière… Charte c’est à dire document qui n’a aucune valeur réglementaire et qui dépend du bon vouloir (ou pouvoir) de chaque propriétaire ou exploitant d’une devanture…. Or Bandol est une des rares communes du littoral ouest qui ne dispose pas à ce jour de règlement local de publicité, document qui permettrait de mettre un peu d’ordre dans le patchwork (le terme « souk » a été prononcé) du quai. Oui mais voilà, l’élaboration d’un tel règlement, c’est du temps, (environ deux ans au mieux), et aussi de l’argent (étude, bilan… comme un mini PLU). Contrainte supplémentaire on le voit dans le calendrier très serré qui est présenté pour la réalisation « du projet » de la mandature.

Il nous a été déclaré le 14 avril (mais les chiffres peuvent varier, et jamais à la baisse) que le projet coûterait environ 6 millions d’euros, 300 000 mille étant déjà engagés sur l’esquisse présentée… Quel plan de financement soutient ce projet ? Quel conséquence sur le budget de la commune ?

La question que nous posons est très simple : faut-il perdurer dans le processus enclenché, qui risque bien d’être celui d’une catastrophe annoncée sinon certaine, ou bien la sagesse ne commande-t-elle pas de lancer une véritable concertation dans les choix de projets afin de permettre de dégager un consensus indispensable pour une réalisation qui nécessite du temps allant au delà de la mandature actuelle et engageant les finances de la commune pour plusieurs années.

 

Saint Mandrier le 15 mai 2017                                                                                                                               Pour la Confédération Environnement Méditerranée

G.DEMORY

 

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QUEL DEVENIR POUR LE PLU DE BANDOL ADOPTE EN AOUT 2013 ?

Ce PLU a fait a l’objet de recours en annulation pour diverses raisons , tant sur la procédure suivie que pour des éléments de fond. Le recours intenté par des hôteliers qui reprochaient que certaines zones, déjà occupées par des établissements hôteliers, aient été réservées uniquement à ce type d’activité, a reçu une réponse favorable et ces zones ont été annulées par le tribunal administratif de Toulon.

Jeudi prochain , 28 avril, ce même tribunal va examiner cette fois ci l’ensemble du PLU. Lors de son audience du   janvier 2016 il a en effet retenu, parmi les nombreux moyens soulevés par l’association qui attaquait le PLU, un élément d’annulation, à savoir le manque d’information des élus appelés, le  20 aout 2013, à se prononcer sur l’adoption du dit PLU. On se rappelle que les conseillers n’avaient pas été destinataires du rapport du commissaire enquêteur sur l’enquête publique effectuée courant mai 2013., et que, malgré les demandes de plusieurs conseillers, monsieur Palix avait refusé de reporter à une nouvelle réunion l’examen du PLU. Le tribunal a considéré que c’était un motif suffisant d’annulation…… mais, suite à une nouvelle loi adoptée en 2014, qu’il était, dans un tel cas, possible de « régulariser » cette irrégularité de procédure. Il a donc demandé aux parties en cause (commune et association requérante (CEM)) de faire connaître leur position sur cette possibilité.

La commune a fait savoir que, pour elle, il n’y avait pas motif à annulation, la procédure ayant été respectée… position un peu curieuse dans la mesure où le jugement rendu est clair sur ce point, et que le tribunal indique bien qu’il s’agit d’un motif d’annulation !

Pour la CEM vous trouverez en annexe l’avis émis : oui à une procédure de régularisation, en laissant un délai suffisant pour qu’un véritable débat puisse avoir lieu sur la politique à mener en matière d’urbanisme à BANDOL, débat qui a été éludé lors de la campagne électorale de décembre, alors qu’on peut constater tous les jours que le patrimoine et le caractère de notre commune  disparaissent peu à peu à la suite  d’autorisations de démolir et construire.

Il est peu probable que le tribunal rende sa décision le 28 avril. Celle ci sera sans doute connue quelques jours plus tard.

G. DEMORY

Pour prendre connaissance du courrier de la C.E.M clic sur l’image

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